La périménopause : une traversée personnelle… et transgénérationnelle

La périménopause est la période de transition qui précède la ménopause, définie médicalement comme l’arrêt des règles depuis douze mois consécutifs.
Mais au-delà de cette définition biologique, la périménopause peut être comprise comme un passage, un seuil, à la fois intime et profondément relié à l’histoire des femmes qui nous ont précédées.

On parle aussi de transition ménopausique : une phase où le corps change, mais où quelque chose, plus subtil, se réorganise également sur le plan psychique, émotionnel et symbolique.


Périmenopause, parfois précoce,  parfois tardive :

La périménopause précoce
Elle débute souvent autour de la quarantaine, parfois plus tôt.
Cette phase peut durer plusieurs années. Les cycles deviennent irréguliers, l’ovulation plus incertaine, et les premiers symptômes apparaissent :

  • bouffées de chaleur,
  • fatigue,
  • troubles du sommeil,
  • irritabilité,
  • hypersensibilité émotionnelle.

D’un point de vue psychogénéalogique, cette période correspond souvent à un premier appel intérieur :

> Que suis-je en train de laisser derrière moi ?
> Qu’est-ce qui ne peut plus continuer « comme avant » ?

La périménopause tardive
Plus courte, elle dure en moyenne un à trois ans. Les cycles s’espacent fortement, parfois de plusieurs mois, et les symptômes peuvent s’intensifier.
Symboliquement, c’est un temps de désengagement progressif :

le corps indique que l’énergie jusque-là tournée vers la reproduction, le faire, le donner, commence à se rediriger vers un autre axe… souvent plus intérieur.

Une expérience singulière, inscrite dans une lignée

La périménopause est universelle, mais l’expérience est toujours unique.
Certaines femmes la vivent de manière relativement douce, d’autres la traversent comme une tempête physique et émotionnelle. Sa durée peut aller de quelques mois à plus de dix ans.

Sur le plan biologique, les hormones — œstrogènes et progestérone — fluctuent puis diminuent.
Sur le plan psychique, ces fluctuations peuvent réveiller des mémoires anciennes :

  • rapport au corps
  • vécu de la féminité
  • place de la femme dans la famille
  • loyautés invisibles
  • injonctions reçues ou héritées

La périménopause devient alors un temps de révélation : ce que le corps exprime aujourd’hui peut parfois faire écho à ce qui n’a pas pu être dit, vécu ou transformé chez les femmes de la lignée.


Mère, lignée féminine et âge de la ménopause : une transmission visible et invisible

Les recherches scientifiques montrent que l’âge de la ménopause est en partie hérité, notamment de la mère. En moyenne, les filles atteignent la ménopause environ un an plus tôt que leur mère.

La psychogénéalogie nous invite à aller plus loin :

La manière dont votre mère a vécu sa périménopause et sa ménopause — dans le silence, la souffrance, la honte, la résignation ou au contraire dans l’émancipation — peut influencer inconsciemment votre propre vécu.
Certaines questions peuvent émerger :

  • Ma mère a-t-elle vécu ce passage comme une perte ou une libération ?
  • A-t-elle été soutenue, entendue, reconnue ?
  • Quelles croyances sur l’âge, le corps, la féminité m’a-t-elle transmises ?
  • Quelles émotions n’ont pas eu de place à ce moment-là ?

Ménopause précoce : quand le corps parle pour la lignée

La ménopause précoce ou prématurée (avant 40 ans) peut également s’inscrire dans une mémoire transgénérationnelle.
Les études montrent qu’elle est plus fréquente lorsqu’il existe des antécédents familiaux : mère, sœurs, tantes.
Sur le plan symbolique, certaines approches psychogénéalogiques interrogent :

  • une fatigue profonde du féminin transmis
  • des rôles de femmes trop lourds à porter
  • une répétition de sacrifices, de silences ou de renoncements
  • une invitation inconsciente à « arrêter plus tôt »

Il ne s’agit jamais de culpabiliser, mais de mettre du sens là où le corps semble parler plus fort que les mots.

Transformer l’héritage

La périménopause peut alors devenir un moment clé de conscientisation :

  • ce que je choisis de garder de mon héritage féminin
  • ce que je décide de transformer
  • ce que je ne souhaite plus transmettre

C’est une étape où le corps invite à réconcilier le biologique, le psychique et l’héritage familial, pour entrer dans la suite de sa vie avec plus de justesse, de liberté et de douceur.

Tu souhaites explorer cette partie de ton héritage, je peux t’y accompagner :


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